La sexualité est
vraiment un domaine qui peut
procurer les plus grandes joies ou
les plus grandes misères ! et la
science a été pendant longtemps
incapable d’expliquer tous ses
mystères. Depuis les livres de
Masters et Johnson qui nous ont fait
comprendre les mécanismes, des
progrès énormes ont été réalisés.
C’est une mécanique fine et géniale,
où les hormones et les
neurotransmetteurs ont des rôles
clés. C’est un sujet qui nous
fascine tous, suscite notre intérêt
et garde toujours une part de magie.
Mais nos connaissances actuelles
peuvent déjà pour aider l’humanité
dans cette voie et vous allez voir
que l’on peut garder une sexualité
active longtemps, que l’on soit
homme ou femme. On peut retrouver
soit des performances oubliées, soit
les joies fortes qu’elles procurent.
L’expérience sexuelle est globale,
elle affecte tout le corps, par des
sensations en cascade, et de
nombreux paramètres sont impliqués
dans la réaction sexuelle.
L’intégrité du corps est requise,
physique et mentale, et si vous avez
trop de stress par exemple, ceci
retentit sur vos hormones sexuelles
et les inhibent. Il ne faut pas un
grand dérèglement pour avoir un
dysfonctionnement assez important,
mais la majorité d’entre eux sont
traitables actuellement
heureusement.
Vous pouvez tester
votre libido tout de suite !
Faites le par
rapport au mois passé, cela va vous
prendre une minute avant d’en savoir
plus ! Tous les jours Souvent
Parfois Rarement Jamais Je pense à
des fantaisies sexuelles le jour 5 4
3 2 1 J’ai envie de sexe 5 4 3 2 1
Mon désir sexuel est fort 5 4 3 2 1
J’éprouve un grand désir physique
pour mon/ma partenaire 5 4 3 2 1
Nous sommes synchrones avec mon/ma
partenaire 5 4 3 2 1 Je suis excité
en pensant au sexe 5 4 3 2 1 Je suis
satisfait de mon comportement sexuel
5 4 3 2 1 Ma vie sexuelle me
satisfait 5 4 3 2 1
Si vous avez un
score aux alentours de 25, tout va
bien pour ; vous, continuez à vous
amuser ! Si vous avez un score bas à
l’une des deux dernières questions
ou aux deux, vous pouvez facilement
améliorer votre qualité de vie en
consultant un médecin spécialisé.
Répondez aussi à ces
quelques questions : votre score
a-t-il baissé depuis 5ans ?
désirez-vous un score plus haut ?
vous désintéressez-vous du sexe à
cause de conflits (travail,couple) ?
Les réponses à ces
questions vont vous éclairez sur vos
capacités et vos désirs, et votre
envie de changer ou pas. Le
dysfonctionnement sexuel, c’est vous
qui le définissez, personne d’autre.
Quelque soit votre situation, si
elle vous satisfait profondément, ne
la changez-pas ! Tout le problème
est d’avoir le ou la partenaire en
phase avec vous. Chaque individu a
son rythme et son univers sexuel, et
nous avons tous construit notre
monde pour nous satisfaire. N’être
pas satisfait nécessite d’en parler,
ce que beaucoup n’ose encore pas
faire alors que plein de solutions
existent. C’est en fait assez facile
d’avoir des déficiences sexuelles.
Si un paramètre est perturbé, soit
seul, soit plusieurs, et que cela
persiste longtemps, alors des signes
apparaissent. Par exemple, une
qualité de vie moindre ou modifiée
suffit, ou un stress durable, qui
par une sécrétion continue de
cortisone va affecter le
comportement sexuel. Nous avons tous
ressenti le manque de libido lié à
un stress, ou un mode de vie haché,
entrecoupé de changements de rythme,
d’à-coups, qui casse notre libido.
Des relations tendues, dans le
travail ou au domicile affecte aussi
notre sexualité. En fait derrière
ces perturbations externes se
cachent des perturbations
hormonales. Si l’estrogène (estradiol)
et la testostérone sont toutes les
deux nécessaires à la sexualité, il
est évident maintenant que la
testostérone est l’hormone-clé pour
une bonne sexualité ou plus
exactement la testostérone libre,
celle non liée aux protéines
sanguines. On ne peut pas avoir de
désir sans testostérone libre, et le
taux nécessaire n’est pas forcément
élevé ; il suffit en fait d’un
niveau seuil à partir duquel tout se
déclenche, mais en deça duquel rien
ne fonctionne. Par contre, il semble
qu’aller au-delà ne procure pas
obligatoirement plus de libido.
Chacun a son propre seuil, qu’il
peut détecter, bien sûr. Donc si
votre désir fonctionne déjà
normalement, il ne sert à rien de
prendre plus de testostérone.
Regardez la chute de testosterone
libre, liée à la libido, chez la
femme, entre 25 et 40 ans, alors que
la SHBG ne bouge presque pas.
L’estradiol ,
fabriquée à partir de la
testostérone, est l’autre hormone
importante du sexe. C’est un peu
comme si ces deux hormones agissent
sur le centre du désir pour activer
la production de deux
neuromédiateurs que sont la dopamine
, pour l’énergie , qui , quand elle
va se combiner à la sérotonine , va
donner le désir et la récompense.
Avec ces deux hormones et ces deux
neuromédiateurs bien équilibrés,
vous êtes d’humeur à faire l’amour.
Mais si vous manquez un peu d’un des
éléments de cette potion , votre
libido est en baisse. La sexualité
est une belle démonstration des
connections hormones -cerveau ! On a
l’impression que la testostérone est
la méche , le fil conducteur des
aires cérébrales du désir et des
fantaisies et que l’estradiol est
l’étincelle qui va mettre le feu aux
poudres.
Mais imaginez
maintenant que vous preniez la
pilule ; elle fait baisser votre
testostérone libre ; En effet la
pilule en augmentant la SHBG (sex
hormone binding globulin ) au niveau
du foie , va scotcher la
testostérone, et l’estradiol, qui
seront moins disponibles , donc
feront diminuer la libido. Des
médicaments aussi peuvent affecter
votre libido , comme les
antidépresseurs , les médicaments
contre l’hypertension artérielle .
Des situations physiques critiques
atteignent le taux de testostérone
comme l’anorexie mentale , des
pertes de poids trop rapides , le
fait d’enlever les ovaires . Donc
toute baisse de libido doit être
remise dans son contexte et
accompagnée d’un bilan hormonal ,
confié à un médecin , qui pourra
faire repartir cette machinerie . En
tout cas , n’hésitez pas à parler !
Comment faire devant
une baisse de libido ?
Doser rapidement la
testostérone libre ! Ce ne sera pas
forcément corrélé totalement au
niveau de libido bien sûr, mais cela
servira surtout de référence avec le
traitement, en fonction de
l’amélioration. Vous pourrez bien
vérifier que l’hormone est absorbée.
Seule l’hormone naturelle ,
bio-identique est éfficace. La voie
cutanée est nécessaire pour ne pas
avoir de passage hépatique. Chez la
femme, plusieurs types de
préparation existent , gel, crème ou
patch. Comme pour les estrogènes ,
le gel est recommandé, le patch
delivrant souvent de manière
irrégulière. Il faut commencer par
un dosage à 1% , le soir , de
préférence , pour avoir le pic de
testostérone en soirée , sur une
zone sans pilosité, comme
l’intérieur du bras. Les effets
secondaires sont inexistants ainsi.
Le nouveau dosage devra attendre 10
ou 12 semaines , la libido ne
bougeant pas rapidement, surtout si
la baisse est ancienne. On adapte
facilement en augmentant de 0,5 par
jour avant un autre dosage dans 10
semaines. Si le résultat ne vient
pas , il faut bien considérer le
taux de testostérone et celui
d’estrogène, la balance peut être
délicate à établir, surtout après la
ménopause. La Dhea joue un rôle
important pour arriver à une bonne
balance car elle est tranformée en
testostérone et estrogène et on
constate souvent une bonne
amélioration de la libido sous Dhea.
Chez l’homme , l’équilibre est
souvent plus rapidement atteint, la
libido dépendant aussi de la
dihydrotestostérone, qui doit être
conservée. On peut rencontrer ce
problème dans certains traitements
contre l’hypertrophie de la
prostate, qui fait chuter cette
hormone où on voit la libido
diminuer avec le taux de
dihydrotestostérone. Un autre
problème chez l’homme peut venir
d’un taux excessif d’estrogène , qui
a tendance à croitre naturellement
avec l’âge ,qui peut être aussi
augmenté par le mode de vie (café,alcool,produits
laitiers) et contrecarrer encore
plus la testostérone libre. Il faut
donc bien veiller à maintenir un
niveau assez bas d’estrogène chez
l’homme pour retrouver une libido en
éveil. La conversion de testostérone
en estradiol se fait par
aromatisation , on peut l’inhiber ,
par le mode de vie , certains
extraits de plantes (chrysine). Le
ratio testostérone/estradiol doit
être si possible entre 80 et 120 ,
et estradiol/testostérone libre
inférieur à 1 . Mais finalement , la
manière dont chacun se sentira après
l’amélioration de sa libido est plus
important que les chiffres et ceci
vient aussi d’une bonne
collaboration, créative, entre vous
et votre médecin. Chez l’homme ,
contrairement à ce que certains
pensaient , il ne faut pas forcément
augmenter beaucoup la testostérone
pour avoir de l’effet , et cela peut
même devenir dangereux. En effet,
certains hommes vont convertir
beaucoup, en vieillissant, la
testostérone en estrogène et
augmenter la testotérone , c’est
augmenter l’estradiol chez eux ,
avec les dangers que cela représente
, entre autre pour la prostate.
Donc, il faut vraiment éviter
l’automédication , surtout via
internet, et plutot consulter , pour
apprendre à réduire ses estrogènes !
Une fois la libido
enclenchée, elle se traduit par une
phase d’excitation sexuelle, qui
elle est encore plus corrélée à la
biologie que la libido. On a
découvert les changements fascinants
qui se produisent pendant ces
minutes ; un accroissement net d’épinéphrine
, de norépinéphrine , de
testostérone et de prolactine . Au
fur et à mesure que ces hormones
augmentent , la sensation de plaisir
augmente aussi . Ceci crée l’effet
de tension de la phase d’excitation
et remarquez que toutes sont des
hormones du stress , sauf la
testostérone. C’est ici un très bon
stress ! cette tension va monter
jusqu’à la résolution qu’est
l’orgasme. Mais la présence de ces
hormones du stress pendant cette
phase veut dire aussi que si vous
êtes déjà stressé avant un acte
sexuel , ça ne marchera certainement
pas , car votre niveau de stress
étant élevé , vous ne pourrez pas
monter plus haut , vous ne pourrez
pas faire cette ascension , ce
changement de niveau à vos hormones
de stress. Vous avez déjà atteint un
sommet avant , aucune ascension
n’est possible. C’est aussi la
raison pour laquelle il faut se
préparer à un acte sexuel dans une
ambiance détendue , agréable , qui
va vous relaxer , vous aurez ainsi
ensuite une belle montée des
hormones , une bonne réponse. Chez
la femme , ce phénomène peut être
majeure , surtout après la ménopause
, où les zones actives, que sont le
vagin , le clitoris, la vulve, sont
très dépendantes de l’imprégnation
en estrogènes et testostérone pour
avoir une bonne réponse à
l’excitation. En fait il peut se
produire une rupture entre les
désirs du cerveau et la phase
physique de lubrification , créant
un incomfort très mal vécu en
général. Le corps ne répond pas !
Les tissus ont perdus par les chutes
hormonales à la fois, le collagène ,
le tissu graisseux et la souplesse.
Les muqueuses se sont atrophiées,
rétrécies, et sont facilement
irritées. L’acidité du vagin change
. Tout ceci déclenche chez 60% des
femmes, 4 ans après la ménopause, ce
que l’on appelle l’atrophie
génitale, qui se corrige aisément
par le traitement hormonal , quand
il peut être donné. Dans ce cas , la
remontée des estrogènes agira trois
fois : au plan des organes sexuels ,
qui retrouveront de la vitalité, au
plan cérébral , avec les actions
neuronales , incomparables, et au
plan des neuromédiateurs. On peut
aussi utiliser localement des
crèmes, soit réparatrices , soit
lubrificatrices simplement. Parfois
, il est mieux d’associer le
traitement général au traitement
local, surtout au début.
Chez l’homme , la
phase d’excitation se traduit par
l’érection , dépendante de l’état
des vaisseaux et des nerfs et la
correction du taux de testostérone
n’est parfois pas suffisante pour
redonner une érection satisfaisante.
Il est incontestable que la mise à
disposition de produits comme le
Sildénafil (Viagra°) a modifié le
paysage médical , les patients
devenant brusquement beaucoup plus
enclins à parler de leurs problèmes
sexuels pour pouvoir obtenir le
produit . Quand il persiste un
décalage entre la libido et la
concrétisation , ces médicaments
sont souvent une bonne solution. Ils
agissent en augmentant naturellement
une enzyme (GMP cyclique )
essentielle au maintien de
l’érection par blocage d’ une autre
appelée la phosphodiéstérase 5. On
les appelle les inhibiteurs des
PDE5 ; Mais ils n’agissent pas en
augmentant le désir ou l’appétit
sexuel , qui doivent être présents
pour que le produit fonctionne.
D’autres ont été mis sur le marché ,
à durée de vie plus longue : Le
tadanafil (Cialis) surtout,
dépassant actuellement les 24h et le
Vardénafil (Levitra) . le Viagra
agit en 40 minutes à peu près alors
que le Cialis bénéficie d’un laps de
temps plus court de 20 minutes pour
agir. Les effets secondaires sont
non négligeables (céphalées ,
problèmes oculaires) et là encore
l’aide d’un médecin est nécessaire .
Mais ces inhibiteurs se montrent
efficaces pour ameliorer les
problèmes de dysurie liés à la
prostate , et leur intérêt va
croissant dans ces indications comme
le montrent certaines études très
récentes. Recemment , on a pu
montrer la , malheureusement, bonne
corrélation entre des dysfonctions
érectiles et les pathologies
cardiovasculaires : les facteurs de
risques sont similaires et un
déréglement dans le mécanisme
érectile est bien le premier signe
avant-coureur d’une affection
cardiovasculaire (ceci bien sûr pour
les causes organiques et non
psychogéniques). D’ailleurs la
récupération d’une dysfonction
éréctile se fera d’autant mieux que
l’IMC est bas. La mélatonine
améliore bien les dysfonctions
érectiles , comme l’hormone de
croissance . L’association à des
dérivés nitrés est vraiment une
conreindication avec risque de
désamorcer la pompe cardiaque. .
d’autant que parfois la solution
sera sous forme de produits
injectables, comme ceux à base de
papavérine, connus pour dilater les
vaisseaux. Ici , pas besoin de désir
sexuel réel pour avoir une érection
. Ce type de traitement s’adresse à
des patients ayant des problèmes
d’érection déjà mesurables et
importants. Il offre l’énorme
avantage de maintenir l’érection au
delà de l’éjaculation et de
permettre de prolonger l’acte
sexuel. Dans cette catégorie , l’alprostadil
, une prostaglandine , d’une famille
d’acides gras naturels, directement
injectée dans le pénis , a un effet
relaxant musculaire , permettant la
dilatation par augmentation du flux
sanguin en même temps. Ces
médicaments , appuyés par une
balance hormonale , ne sont parfois
donnés que de manière transitoire ,
les érections revenant ensuite
spontanément. Ce sont de loin les
traitements les plus gratifiants
pour les patients ayant réellement
des problèmes sexuels et la
satisfaction obtenue est très
importante.
La conclusion
l’orgasme , est
ressentie certainement différemment
chez l’homme et chez la femme.
L’orgasme masculin est clairement
fait pour permettre la reproduction
en facilitant l’éjaculation du
sperme et conclut par un plaisir qui
est une sorte d’orage mental ,
focalisant tout le cerveau , qui
n’est plus que cette sensation à ce
moment là. On a dit que c’était le
seul moment où l’homme ne pouvait
plus penser à la mort et vivait une
étincelle d’éternité ! C’est une
perte de contrôle total. En fait sur
le plan physiologique , l’orgasme
libére une combinaison de
neurotransmetteurs depuis le centre
de la récompense, situé dans
l’hypothalamus. Mais on sait bien le
lien qui existe entre les hormones
estrogène et testostérone , et les
neurotransmetteurs : si vous avez
des taux bas de ces deux hormones ,
il est évident que vous aurez
beaucoup moins de neurotransmetteurs
et probablement du mal à conclure en
atteignant l’orgasme. Au moment de
l’orgasme , il se produit une montée
pulsatile d’un neurotransmetteur ,
la PEA(phenylethylamine) , un peu
comme une amphétamine , que l’on a
appelé la potion de l’amour ! c’est
un neuromédiateur lié au sexe , à
l’euphorie. Dés l’extase de
l’orgasme , la testostérone retombe
tout de suite à des niveaux normaux
,comme les hormones du stress. Ce
basculement est extrèmement rapide.
Inversement , l’ocytocine s’élève
pendant l’orgasme et reste élevée
plusieurs heures après. ,C’est
l’hormone de l’attachement au
partenaire , (une étude a bien
montré que la sécrétion était bien
moindre en cas de masturbation),
c’est aussi elle qui est sécrétée de
manière intense pendant
l’accouchement , certainement en
partie pour lier la mère à son
enfant. Il est très curieux de
retrouver cette hormone seulement
dans l’accouchement et l’orgasme.
Elle n’est quasiment pas sécréter
autrement. Elle aide ici à récupérer
un état serein après la phase
d’excitation. Son taux semble
corréler à l’intensité de l’orgasme.
La prolactine est sécrétée aussi à
ce moment là , elle est connue pour
faire baisser la libido , et elle
marque la fin de l’acte , créant une
phase de non retour , de
récupération plus ou moins longue
selon les individus. La prolactine
est l’hormone de la lactation...on
vient aussi de prouver son
intervention dans l’alchimie du
coït ! En effet , son taux augmente
après l’orgasme , où elle a pour
rôle de diminuer l’excitation
sexuelle , de calmer les esprits ,
par une action antidopaminergique.
Et , l’amplitude du taux de
prolactine ici est considéré comme
l’indice de la satiété sexuelle ! Et
oui ! trois études , conduites chez
des hommes et des femmes , acceptant
de pratiquer , soit par un rapport
coïtal , soit par la masturbation ,
l’orgasme , ont montré que le taux
de prolactine était 4 fois plus
élevé après le coït qu’après la
masturbation. Il semblerait qu’une
prolactinémie élevée , en dehors de
tout coït, chez l’homme comme chez
la femme , entraverait l’activité
sexuelle et le désir. .
La chimie cérébrale
est très en action pendant l’acte
sexuel , et certainement que les
montées et descentes d’hormones ,
avec les bouleversements corporels
induits , y sont pour beaucoup dans
les sensations de plaisir. Ce chahut
hormonal bouge et mobilise les
neurotransmetteurs , qui nous
donnent ces sensations . L’amour est
une belle démonstration des
interactions
hormones-neurotransmetteurs .
Est-ce-que
l’alimentation joue un rôle ? Et
bien oui ,et plus que l’on pourrait
croire . Un des plus grands
problèmes est quand même le fait
d’un excès de nourriture , surtout
au repas du soir , où une quantité
excessive de calories ralentit les
réactions sexuelles. Une toute
petite quantité d’alcool semble
accroitre les pensées sexuelles et
l’activité sexuelle. L’avocat ,
riche en vit B6 , qui abaisse un peu
le taux de prolactine, aide aussi
les pensées. Les noisettes ne sont
pas seulement bonnes au plan
cardiaque , avec leur oméga 3 ,
elles contiennent beaucoup de
manganèse qui aide à la production
de dopamine et donc à la libido. Et
voici une bonne nouvelle ! : le
chocolat est une source importante
de PEA , qui est euphorisant et
contribue à l’orgasme . Un peu de
chocolat noir , riche en cacao ,
peut améliorer la satisfaction
sexuelle. Passons à la vitamine C ,
tres abondante en mangeant cru , qui
facilite la mise à disposition des
neurotransmetteurs , aide à faire
baisser la prolactine et augmente
l’ocytocine.
Dr Claude DALLE .
EXTRAIT Du LIVRE ; "L’ANTI AGE : LE
GUIDE" (www.vitale-shop.com)(edition
privée CXPUB)